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Le cannabis, qu’est-ce que c’est ?

Le cannabis ou chanvre indien est un perturbateur du système nerveux central. C’est le produit illicite le plus consommé au Québec, au Canada et dans le monde. Il existe trois grandes variétés de cannabis : le Cannabis sativa est le plus répandu dans le monde; le Cannabis indica est celui qui est préférablement cultivé au Québec et au Canada en raison de ses plants plus courts et plus concentrés en THC; le Cannabis ruderalis se retrouve principalement en Russie, mais il présente peu d’intérêt à cause de sa très faible teneur en THC.

Le cannabis contient plus de 600 produits chimiques connus, dont plus de 70 sont groupés sous le nom de cannabinoïdes. Le principal ingrédient psychoactif du cannabis est le delta 9-tétrahydrocannabinol, communément appelé THC.

Le cannabis se présente principalement sous trois formes :

La marijuana (pot, mari, herbe, weed)

De nos jours, les techniques de sélection de souches puissantes et les méthodes de culture ont permis d’atteindre des concentrations en THC de 15 % et plus.

La marijuana est un terme mexicain employé initialement pour parler de tabac à bon marché. Aujourd’hui, il désigne le mélange de feuilles et de fleurs desséchées du cannabis. Elle est généralement de couleur verte ou brune et dégage une odeur caractéristique lorsqu’elle brûle. Au Québec, on assiste depuis une vingtaine d’années à une croissance très importante de la culture de cannabis. Cette variété de marijuana, cultivée localement, est généralement formée des sommités des branches séchées de la plante. La marijuana est habituellement fumée sous forme de cigarette (joint), dans une pipe ou plus rarement sous forme de cigare. Elle est parfois incorporée à des biscuits ou à des gâteaux. La teneur en THC de la marijuana varie généralement de 1 à 3 % dans les conditions naturelles de culture. Cependant, de nos jours, les techniques de sélection de souches puissantes et les méthodes de culture (ajout de fertilisants, culture en serre ou hydroponique) ont permis d’atteindre des concentrations en THC de 15 % et plus.

Le haschich (hasch, kif au Maroc, charas en inde)

Le terme haschich provient de l’arabe hachich qui signifie chanvre indien. C’est la résine visqueuse séchée de la plante cannabis. Il se présente sous la forme de morceaux bruns ou noirs, de consistance molle ou dure. Il est fréquemment fumé, seul ou mélangé au tabac ou à la marijuana, sous forme de cigarette (joint), à l’aide d’une pipe ou plus rarement sous forme de cigare. Il peut aussi être incorporé dans des biscuits ou des gâteaux. Le haschich produit par une récolte normale renferme généralement 3 à 6 % de THC. Toutefois, les concentrations en THC du haschich peuvent être beaucoup plus élevées dans les produits vendus sur le marché noir.

Les huiles de marijuana ou de haschich

Ce sont des extraits de cannabis obtenus au moyen d’un solvant organique ou d’alcool, évaporé par la suite. Elles ont un aspect visqueux, brun-vert ou noirâtre et une odeur forte. Elles sont généralement plus concentrées en THC. Dans les meilleures conditions, la teneur en THC varie généralement de 30 à 60 %. Les huiles de marijuana ou de haschich sont habituellement déposées sur le papier à cigarette ou mêlées au tabac, puis fumées.

Actuellement, les concentrations en THC des diverses préparations de cannabis retrouvées sur la rue sont très variables et plus élevées que par le passé. L’ordre de puissance habituel (huile > haschich > marijuana) ne peut plus être tenu pour acquis, surtout lorsqu’on compare des produits de diverses origines. Ainsi, on trouve parfois des pourcentages de THC plus élevés dans la marijuana que dans le haschich ou les huiles.

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Effets et dangers du cannabis

Effets centraux habituels (effets à court terme résultant d’une consommation ponctuelle de cannabis)

Deux phases caractérisent les effets cérébraux du THC :

1re phase : euphorie et symptômes associés (high)

Elle se caractérise par la sensation de bien-être et de satisfaction, l’impression de calme et de relaxation, la loquacité, la gaieté allant jusqu’à l’hilarité, l’insouciance, la sociabilité, l’augmentation de la confiance en soi, l’altération de la perception du temps, de l’espace et de l’image de soi, l’accentuation des perceptions sensorielles (couleurs, musique, émotions, etc.) et les pensées magiques (impression erronée de pouvoir s’acquitter plus facilement d’une tâche ou d’une responsabilité).

2e phase : état de torpeur (ralentissement physique et mental) apparaissant graduellement quelque temps (en général une heure ou plus) après le début de la consommation (coming down).

Chez la plupart des usagers, durant l’une ou l’autre phase, on peut aussi observer la diminution de la mémoire à court et à moyen terme, la diminution de l’attention et de la concentration, l’affaiblissement des réflexes, le ralentissement du temps de réaction, la baisse de la capacité à accomplir des tâches complexes, les troubles de la coordination des mouvements et la baisse de la capacité à conduire un véhicule à moteur, qui peut parfois être aggravée par la prise simultanée d’alcool.

La majorité des effets du cannabis sur le comportement durent moins de quatre heures. Toutefois, certains des effets cognitifs et moteurs peuvent durer de 5 à 12 heures et même plus.

Ces effets sont fonction de la dose. Ils peuvent s’observer après la consommation de doses relativement faibles (5 à 10 mg de THC), même chez des utilisateurs réguliers.

La majorité des effets du cannabis sur le comportement durent habituellement moins de quatre heures. Toutefois, certains des effets cognitifs et moteurs peuvent durer de 5 à 12 heures et même plus.

De plus, le cannabis aiguise habituellement l’appétit, particulièrement pour les aliments riches en calories (sucreries, pain, etc.). Il peut aussi accroître la libido.

Effets périphériques habituels

Le cannabis provoque généralement la rougeur des yeux, la sécheresse de la bouche, la dilatation des bronches, une accélération du rythme cardiaque, une baisse de la pression artérielle au moment du passage en position debout et de l’hypoglycémie (baisse du taux du sucre sanguin contribuant à l’augmentation de l’appétit, particulièrement pour les aliments sucrés).

Autres effets possibles

Chez les personnes sensibles ou lors de la prise de fortes doses, le cannabis peut aussi entraîner l’anxiété (elle est ressentie à au moins une occasion chez 50 à 60 % des consommateurs), des crises de panique, l’altération du jugement, la somnolence, la désorientation, la confusion, la dépersonnalisation, des hallucinations, de la paranoïa et plus rarement, une psychose aiguë. Cette psychose est rare et s’observe surtout chez les personnes prédisposées ou ayant des antécédents psychiatriques.

Effets chroniques

Effets sur le système nerveux central

Les effets de la consommation excessive et régulière du cannabis sur la fonction cérébrale sont l’objet de nombreuses controverses. Selon certaines observations cliniques, le cannabis peut entraîner des altérations durables du comportement chez certains usagers qui se prolongent au-delà de la période de consommation.

Syndrome d’amotivation

Bien que cela soit controversé, l’usage abusif prolongé du cannabis conduit parfois à un syndrome amotivationnel caractérisé par l’apathie, la passivité, l’indifférence, la perte d’intérêt et d’ambition, le manque d’initiative et le piètre rendement dans les études et au travail. Il peut s’accompagner de déficits de la mémoire, de l’attention et de la concentration. Généralement, ces symptômes disparaissent graduellement dès l’arrêt du cannabis (parfois après plusieurs mois) et réapparaissent avec la reprise des habitudes de consommation.

Lorsque l’on constate le syndrome d’amotivation chez certains consommateurs de cannabis, il est important de se questionner si ce syndrome est causé par le cannabis ou si c’est l’amotivation qui est un facteur poussant les individus à consommer du cannabis. Ainsi, en se basant sur l’analyse d’environ 1 200 articles et documents scientifiques, les experts français de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) se demandent si le syndrome d’amotivation est antérieur ou postérieur à la consommation de cannabis et suggèrent la réalisation de grandes études prospectives pour élucider cette question.

Effets sur les fonctions cognitives et psychomotrices

La consommation régulière de fortes quantités de cannabis peut entraîner des perturbations de l’attention, de la mémoire et de la capacité à traiter des informations complexes. Ces problèmes peuvent persister plusieurs semaines, voire plusieurs mois après l’abandon du cannabis. Ces troubles cognitifs sont cependant réversibles, même chez les consommateurs invétérés de cannabis.

Effets sur le système respiratoire

Le cannabis est habituellement fumé, seul ou mélangé au tabac. À poids égal, le cannabis fumé fournit 50 % de plus de goudron qu’une marque populaire de tabac fort. Ce goudron renferme plus de 150 composés, dont plusieurs agents cancérigènes tels que le benzopyrène et le benzanthracène. À poids égal, la concentration de benzopyrène retrouvée dans le goudron de marijuana est 70 % plus élevée que celle du
goudron de tabac.

Par ailleurs, une cigarette de marijuana est fumée de façon beaucoup plus complète qu’une cigarette ordinaire. Par conséquent, environ deux fois plus de goudron est absorbé qu’avec une cigarette ordinaire.

L’ensemble de ces facteurs explique pourquoi les fumeurs invétérés de cannabis risquent plus à la longue de souffrir de problèmes multiples en raison de l’absorption de ces produits.

Ces données commandent la prudence. Malgré toutes ces observations, la plus large étude épidémiologique conduite par Tashkin aux États-Unis ne démontre pas de lien entre la consommation de marijuana et le cancer du poumon. Toutefois, il n’apporte pas d’explications à cette découverte inattendue.

Effets sur le système cardiovasculaire

Certains chercheurs font état d’artériopathies (maladies des artères) présentes chez des consommateurs réguliers de cannabis âgés de 18 à 40 ans. Une inflammation progressive des artères a aussi été notée chez les usagers de cannabis.

Enfin, les divers troubles cardiovasculaires reliés au cannabis peuvent être plus dommageables à partir de l’âge de 40 ans ou chez les personnes souffrant de problèmes cardiovasculaires.

Effets sur le système endocrinien

La consommation chronique de fortes quantités de cannabis provoque des perturbations hormonales qui peuvent entraîner une baisse de la libido.

Chez l’homme, la toxicité chronique du cannabis peut entraîner une diminution des taux de testostérone, une chute du nombre de spermatozoïdes et des anomalies dans leur forme et leur composition. Ces effets peuvent vraisemblablement entraîner, à la longue, une réduction de la fertilité. Chez la femme, l’abus de cannabis peut conduire, à long terme, à des interruptions de l’ovulation et des périodes imprévisibles de stérilité.

La consommation chronique de fortes quantités de cannabis provoque des perturbations hormonales qui peuvent entraîner une baisse de la libido.

Effets sur le système immunitaire

Certaines études démontrent qu’une consommation excessive et continuelle de cannabis affaiblit le système immunitaire en inhibant la fonction des lymphocytes T, éléments essentiels de la lutte contre les infections et les cancers. Ainsi, le cannabis pourrait diminuer la résistance aux infections.

Effets cancérigènes

Le cannabis renferme plus de goudron que le tabac et certains agents cancérigènes, notamment le benzopyrène et le benzanthracène, y sont plus concentrés. De plus, il affaiblit le système immunitaire. Ces effets combinés et la technique d’inhalation propre au fumeur de cannabis pourraient accroître les risques de développer divers cancers.

Surdosage

Les problèmes de surdosage impliquant le cannabis sont très rares. Son indice thérapeutique (rapport entre la dose qui provoque le décès de 50 % des consommateurs et la dose qui provoque l’effet efficace recherché chez 50 % des consommateurs) est le plus élevé parmi les psychotropes.

Il n’existe aucun cas démontré de décès dû à un surdosage au cannabis et sa consommation ne menace généralement pas la vie du consommateur. Celui-ci peut cependant être somnolent, confus, désorienté ou délirant.

Cannabis et psychose

Divers chercheurs se sont penchés sur la relation entre cannabis et psychose.

Le cannabis peut précipiter l’émergence de psychose ou de troubles associés chez les individus vulnérables ou prédisposés.

Il est clairement établi que certains consommateurs de fortes quantités de cannabis peuvent développer une psychose aiguë caractérisée par la confusion, la désorientation, l’amnésie (troubles de la mémoire), la dépersonnalisation, les hallucinations, les idées paranoïdes, l’agitation, l’instabilité émotive et l’agressivité.

Ces symptômes apparaissent pendant ou peu après la prise du cannabis et disparaissent généralement dans la première semaine d’abstinence sans traitement ou avec un médicament antipsychotique.

Par contre, le rôle du cannabis dans l’origine, l’évolution et l’expression clinique des psychoses chroniques, incluant la schizophrénie, est moins clair. En effet, l’existence d’une psychose chronique induite par le cannabis demeure controversée. L’ensemble des résultats obtenus à travers le monde sur cette question permet de distinguer trois grandes catégories d’observations:

  • Les équipes de Zammit (Suède et Grande-Bretagne) et de van Os (Pays-Bas) soulèvent un lien de causalité entre cannabis et psychose;
  • Les équipes d’Arsenault (Nouvelle-Zélande) et de Fergusson (Nouvelle-Zélande) démontrent que la consommation à long terme du cannabis accroît le nombre de symptômes psychotiques sans toutefois augmenter le nombre de diagnostics de psychose;
  • Les équipes de Phillips (Australie) et de Degenhardt (Australie) ne montrent pas de lien de causalité entre cannabis et psychose chronique.

Ces observations contradictoires compliquent l’analyse de la relation entre cannabis et psychose quand on sait que le cannabis atténue certains symptômes négatifs de la schizophrénie et que de nombreux patients atteints de cette maladie consomment le canna- bis comme automédication et pour réduire les effets secondaires des médicaments antipsychotiques.

Devant ces constatations, il est prématuré de tirer des conclusions sur le lien de causalité entre le cannabis et la psychose chronique. Néanmoins, un consensus existe sur les deux points suivants :

  • le cannabis peut précipiter l’émergence de psychose ou de troubles associés chez les individus vulnérables ou prédisposés. Cette sensibilité préexistante peut être reliée à des aspects génétiques ou à d’autres facteurs non encore identifiés;
  • la persistance de l’usage du cannabis après un diagnostic de psychose ou en présence de symptômes psychotiques peut causer des rechutes plus précoces et plus fréquentes, aggraver des symptômes déjà existants et conduire à des hospitalisations plus nombreuses.

Il est possible que l’usage du cannabis ne soit ni nécessaire ni suffisant pour causer la psychose, bien qu’il puisse agir comme facteur de risque chez les personnes vulnérables et comme élément contributeur dans le temps au moment de l’apparition de la psychose ou des symptômes psychotiques.

Les facteurs qui pourraient contribuer à ce phénomène incluent la consommation élevée de cannabis, la durée d’exposition à la substance, l’âge précoce du début de consommation (les adolescents de 14 à 18 ans sont plus sensibles aux effets cérébraux du cannabis du fait que la gaine de myéline qui protège les neurones n’est pas complètement formée) et la vulnérabilité psychotique.

Le rôle des facteurs génétiques, familiaux, sociaux, environnementaux et individuels dans l’étiologie (origine) de la psychose observée chez des usagers de cannabis nécessite des investigations plus approfondies. Des recherches complémentaires sont donc en cours pour élucider cette question.

Cannabis et conduite de véhicules à moteur

Après l’alcool, le cannabis est la substance que l’on retrouve le plus souvent dans le sang des conducteurs nord-américains impliqués dans des accidents de véhicules à moteur.

Au Canada et dans plusieurs pays, le cannabis est impliqué dans un nombre important d’accidents de véhicules à moteur. Les études démontrent qu’il affaiblit de façon marquée la capacité de conduire. Il produit des troubles de l’attention, du jugement, de la mémoire, de la vigilance, de la perception, des fonctions psychomotrices et un ralentissement du temps de réaction. Ces effets peuvent persister de 5 à 12 heures après la prise de cannabis et même plus. Une méta-analyse de 60 études conclut que le cannabis affaiblit de manière plus ou moins prononcée chacune des performances nécessaires à une conduite sécuritaire d’un véhicule.

Plusieurs études évaluant les effets du cannabis sur la conduite automobile observée sur la route ou avec un simulateur démontrent une détérioration importante de certaines facultés sous l’influence du cannabis :

  • affaiblissement des mécanismes d’attention;
  • allongement du temps de décision;
  • amoindrissement de la capacité de maintien de la trajectoire et ralentissement des réponses en situation d’urgence.

Dans une situation réelle ou sur simulateur, les effets sont proportionnels aux doses consommées et plus marqués avec de fortes doses de cannabis.

Cannabis et grossesse

Bien que le THC traverse le placenta, des doses extrêmement élevées sont nécessaires pour produire des anomalies observables. Néanmoins, dans certains cas, le cannabis peut causer une toxicité fœtale caractérisée par une incidence plus élevée de morts fœtales précoces, de décès périnataux, de naissances prématurées, de diminution de poids, de malformations d’organes, de retard de croissance, de retard mental et de troubles de comportement de l’enfant à un âge plus avancé.

Par ailleurs, diverses études révèlent que l’exposition au cannabis pendant la gestation peut avoir un impact négatif sur le comportement cognitif de l’enfant à différents stades de la vie, soit à l’âge de 3 ans, 4 ans, 6 ans, 9-12 ans et 13-16 ans. Notons cependant que ces effets sont généralement subtils.

Enfin, le THC se retrouve dans le lait maternel, de sorte que la mère devrait le considérer pendant l’allaitement.

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Tolérance et dépendance

Il existe peu de tolérance chez le consommateur épisodique de cannabis. Par contre, la tolérance est marquée si les doses et la fréquence d’administration sont élevées.

On estime que 9,1 % des personnes qui prennent du cannabis à un moment donné de leur vie deviennent dépendantes.

Selon les critères du DSM-5 et selon les données scientifiques, on estime que 9,1 % des personnes qui prennent du cannabis à un moment donné de leur vie deviennent dépendantes, comparativement à des taux de dépendance de 31,9 % pour le tabac, 23,1 % pour l’héroïne, 16,7 % pour la cocaïne, 15,4 % pour l’alcool, 11,2 % pour les stimulants, 9,2 % pour les anxiolytiques, 7,5 % pour les analgésiques, 4,9 % pour les hallucinogènes et 3,7 % pour les solvants volatils.

La consommation fréquente de doses élevées de cannabis entraîne une dépendance psychologique modérée se traduisant notamment par un besoin de consommer.

L’usage excessif et prolongé du cannabis peut provoquer une légère dépendance physique qui touche une faible proportion de consommateurs. Le syndrome de sevrage, généralement faible, se caractérise par un ou plusieurs des symptômes suivants : anxiété, agitation, nervosité, irritabilité, insomnie, dysphonie (malaise général), maux de tête, sudation, perte d’appétit, nausées, crampes intestinales et tremblements.

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Quelques statistiques

  • L’Enquête de surveillance canadienne de la consommation d’alcool et de drogues (ESCCAD) estime qu’en 2012, 41,5 % des Canadiens et 40,6 % des Québécois âgés de 15 ans et plus avaient consommé du cannabis au moins une fois dans leur vie. Cette même enquête rapporte que 10,2 % des Canadiens et 9 % des Québécois en ont consommé au cours de l’année qui a précédé l’enquête.
  • Au Canada, plus du trois quarts (77,3 %) des hommes et de la moitié (54,5 %) des femmes incarcérés dans un pénitencier ont fait usage de cannabis durant les trois mois qui ont précédé leur détention.
  • Au 31 décembre 2013, 37 884 personnes détenaient une autorisation de possession de marijuana à des fins thérapeutiques au Canada (24 990 une licence de production à des fins personnelles). On ne retrouve au Québec que 3 % (1 130) de ces autorisations de possession et de licence de production (711 cas).
Tendance statistique : de 36 392 personnes depuis 2006 au Canada qui détiennent une autorisation de possession de marijuana et de 976 personnes depuis 2006 au Québec.
  • En 2013*, la Sûreté du Québec ouvrait 5 759 dossiers pour une infraction en matière de possession, possession en vue de trafic, trafic, production ou importation-exportation de cannabis.
  • En 2010-2011, le cannabis est une drogue consommée par 25 % des élèves québécois de niveau secondaire au cours de l’année qui a précédé l’entrevue.
Tendance statistique : de 6,1 % entre 2004 et 2006.
de 4,4 % depuis 2006.
  • Au Québec, on considère que 9,4 % des élèves québécois de niveau secondaire consomment le cannabis de façon hebdomadaire.
  • Au Québec, une étude réalisée auprès d’un échantillon de jeunes des centres jeunesse indique que plus de 80 % d’entre eux ont déjà fait usage de cannabis au cours de leur vie. Près de la moitié en font usage tous les jours.

 


*E. Chartrand, chercheur, Service de la recherche, de la qualité et de la planification stratégique de la Sûreté du Québec (communication personnelle, 28 août 2014).

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Que prévoit la loi ?

  • Depuis 1997, le cannabis (marijuana, haschich et dérivés) est régi par la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Selon les quantités impliquées, il est inscrit aux annexes II, VII et VIII de cette loi.
  • Selon cette loi, la possession non autorisée, le trafic, la possession en vue d’en faire le trafic, la production, l’importation et l’exportation sont illégaux.
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